La montée en puissance des critères extra-financiers dans l’immobilier

Ayant toujours été pointé du doigt pour son impact environnemental négatif, le secteur immobilier joue un rôle majeur dans la transition vers une économie bas-carbone. Depuis maintenant quelques années, ce secteur a déjà entamé cette transition en fédérant les différents acteurs immobiliers autour de critères extra-financiers. Ceci explique donc l’actuelle montée en puissance des critères dits « extra-financiers ». Les détails dans ce billet.

La montée en puissance des critères extra-financiers n’a rien d’une coïncidence

Désormais ciblés par l’article 173-VI de la loi relative à la Transition Énergétique pour la Croissance Verte (LTECV), les acteurs immobiliers sont plus que jamais en symbiose avec les critères dits « extra-financiers ». Ils ne se basent plus uniquement sur leurs performances économiques, mais également sur leur comportement à l’égard de l’environnement, leur gestion d’entreprise, leur engagement sociétal et le respect des valeurs sociales. Cette disposition légale a de surcroît plébiscité la transparence du processus d’investissement dans ces critères extra-financiers. Soulignons d’ailleurs que la France a été le premier pays au monde à rendre obligatoire cette transparence.

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Parmi les principaux critères visant à évaluer la performance extra-financière des entreprises figurent les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance), la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), l’ISR (Investissements Socialement Responsables : branche de la RSE en finance), l’ESS (Économie Sociale et Solidaire). Il faut dire que tous ces critères sont au cœur du processus de labellisation et de certification des acteurs immobiliers. Si l’amélioration des performances environnementales de l’immobilier vous intéresse, voici un décryptage des différents labels et certifications que l’on doit absolument connaître.

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Tour d’horizon des principaux labels et certifications qui existent dans le secteur immobilier

Il est d’abord à préciser que la RSE est l’axe stratégique par excellence pour les acteurs immobiliers désirant améliorer leur gouvernance et poser les bases d’un développement aussi responsable que vertueux. Ceux qui cherchent à avoir un impact sur ladite société et à être économiquement viables ont donc tout intérêt à comprendre ce qu’est la RSE et bien sûr à la mettre en pratique.

Soulignons qu’à elle seule, la RSE englobe toute une panoplie de labels, entre autres le label B Corp, le label « engagé RSE » (attestation créée par AFNOR), le label Lucie (le label RSE de référence). Pour s’en voir attribuer, les entreprises immobilières se doivent bien sûr de se conformer à certaines normes en vigueur, parmi lesquelles on cite principalement la norme ISO 26000, la référence sur laquelle s’alignent les labels engagés RSE et Lucie. À cette norme de référence s’ajoutent la référence SD 21 000 ou GRI (Global Reporting Initiative) à laquelle les entreprises doivent se conformer pour obtenir le label engagé RSE.

Au-delà des labels RSE, il existe d’autres certifications et labels dédiés à l’immobilier en France, à savoir la certification HQE (Haute Qualité Environnementale), la certification britannique BREEAM, le label ISR (Investissement Socialement Responsable), le label HPE (Haute Performance Énergétique) ou THPE (Très Haute Performance Énergétique), label BEPOS (Bâtiment à Énergie Positive), le label Biodiversity, le label BBCA (Bâtiment Bas Carbone), le label Effinergie, le label E C-.

Quoi qu’il en soit, avant de choisir et de mettre en place ces critères environnementaux qui apportent une réelle valeur ajoutée au patrimoine immobilier, attention à bien les comprendre en amont et mettre en place une stratégie cohérente sur votre parc en choisissant ceux qui ont le plus de sens pour vous.