Crédit immobilier : 7 conseils pour monter son plan de financement

Vous avez un projet d’achat de biens immobiliers en tête qui demande un investissement lourd. Savez-vous que vous pouvez obtenir un financement pour ce projet ? Il vous suffit de connaître les dispositions nécessaires à prendre et de bien préparer votre dossier. Ce sont des conditions indispensables pour avoir une réponse positive d’une institution bancaire. Le plan de financement vous permet concrètement de savoir si votre projet peut être réalisé. Voici 7 conseils qui vous aideront à concevoir sans difficulté votre plan de financement.

Ayez un apport personnel avant toute demande

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Il a été prouvé à maintes reprises que les institutions bancaires n’accordent de prêt qu’à un débiteur ayant une situation professionnelle stable et un apport personnel (don, épargne ou prêt) d’au moins 10 % de la valeur du bien d’acquisition. Ainsi, un crédit immobilier sans apport est difficile à obtenir, car le banquier devra examiner de plus près votre dossier pour identifier tous les risques potentiels de non-remboursement du crédit. Même si vous obtenez un prêt sans apport personnel, le taux sera un peu plus élevé et le banquier s’attardera sur vos revenus.

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Alors, la meilleure alternative est de vous constituer une petite épargne comme apport personnel.

Assainissez votre compte bancaire avant toute demande

Dans les procédures d’obtention de prêt, le relevé de compte des trois derniers mois est souvent demandé. Il est impératif de fournir des relevés de compte impeccables. Ce document permet au banquier d’avoir une idée précise sur votre train de vie et votre comportement bancaire ; c’est-à-dire la régularité de vos paiements des crédits, découverts, frais d’intervention et accidents bancaires. Pour ne pas essuyer un refus d’octroi de prêts, il est préférable de repousser votre demande le temps d’avoir des relevés de compte parfaits.

Surveillez votre taux de dettes, reste à vivre et saut de charges

En réalité, l’institution bancaire qui a pris l’engagement de vous fournir un prêt n’ira pas au-delà de 33 % de vos revenus. Ce qui vous reste est communément appelé dans le jargon bancaire « le reste à vivre ». Il vous restera donc 67 % de vos revenus une fois l’ensemble de vos charges ou mensualités de remboursements soldés. Notez que plus votre revenu est assez grand, plus vous aurez de restes à vivre.

Le saut de charges mesure le rapport entre votre situation financière du moment et celle dans laquelle vous serez dès que le crédit vous sera octroyé. En effet, si vous obtenez un prêt dont de la mensualité remboursement s’élève à 1.800 €, et que votre loyer est déjà à 1.500 € par mois, alors votre saut de charges sera donc de 300 €. Le banquier cherchera dans un tel cas en examinant votre relevé de compte bancaire, si vous êtes en mesure de payer cette différence de charges.

Ainsi, pour plus de chance, il est préférable que votre loyer ne dépasse pas votre mensualité de remboursement lorsque vous êtes à découvert.

Réfléchissez aux autres alternatives : les aides à l’acquisition d’un bien immobilier

Peut-être qu’il y a d’autres possibilités pour obtenir des prêts. La banque n’est pas l’unique organisme capable de répondre à votre besoin. En effet, plusieurs institutions étatiques ou votre municipalité ou même encore votre famille peuvent vous aider à trouver le financement pour votre projet. Mais, dans une situation pareille, il est mieux de passer par le biais d’un notaire. Certes, avec un prêt familial vous bénéficiez de plusieurs avantages (souplesse des rétributions, pas de tracasserie de dossier…). Mais, pour éviter les conflits familiaux, faire les choses dans les règles de la déontologie juridique avantageraient toutes les parties.

Obtenez facilement un prêt à zéro taux de remboursement

Le plus difficile est déjà d’obtenir un crédit sans taux d’intérêt (Prêt à taux zéro ou Action Logement). Le crédit Action Logement est réservé uniquement aux professionnels d’entreprises ayant plus de dix salariés. Dans la tranche de 7 000 à 25 000 €, ce prêt varie en fonction de la situation géographique du bien à acquérir. Le prêt à zéro taux est plutôt une contribution qui lui dépend tant bien de la situation géographique que de la composition du foyer. Mais, il a l’avantage d’aller jusqu’à 40 % de la valeur du bien à acquérir.

Choisissez un banquier honnête et compétent

Le choix d’un banquier commence accessoirement par votre banque d’origine. Votre régularité est un atout pour obtenir facilement un prêt. Afin de fidéliser sa clientèle, la banque n’hésitera pas à vous faire une offre alléchante. Ensuite, faites appel à votre courtier pour comparer les différentes offres et vous dénicher la meilleure possibilité. C’est pourquoi il est toujours mieux d’avoir un banquier honnête et compétent pour éviter des dépenses supplémentaires.

Souscrivez à une délégation d’assurance

Si votre prêt est important, vous pouvez diminuer le coût total du crédit en souscrivant à une délégation d’assurance. Mais dans ce cas, l’autorisation de votre banque est indispensable. Depuis le 12 janvier de cette année, il est possible de changer chaque année d’assurance de prêt. C’est aussi un bon moyen pour réduire le coût de votre prêt et faire des économies.

Ces 7 conseils vous permettront donc de monter facilement votre plan de financement.

Comparez les offres de différents établissements financiers pour obtenir les meilleures conditions

Comparez les offres de différents établissements financiers pour obtenir les meilleures conditions. Cette étape est primordiale si vous souhaitez monter un plan de financement solide. Effectivement, chaque banque propose des taux d’intérêts différents et des durées d’emprunt variables selon votre profil emprunteur. Vous devez démarcher plusieurs banques pour comparer leurs offres et trouver celle qui peut répondre à vos besoins.

La concurrence entre les banques est féroce sur le marché du crédit immobilier. C’est pourquoi il peut être très intéressant de jouer la carte de la négociation en mettant en avant votre dossier solide et complet. Vous pouvez aussi profiter du fait que certaines structures ne proposent pas systématiquement toutes les options possibles (différé total ou partiel, modulation, report d’échéances…). L’objectif étant d’obtenir une offre qui correspond parfaitement à votre profil sans dépasser le budget que vous avez préalablement fixé.

N’hésitez pas non plus à faire appel aux services d’un courtier spécialisé dans l’immobilier pour vous aider dans cette démarche. Ce dernier connaît bien le secteur et saura vous conseiller sur les meilleurs plans adaptés à vos besoins. Mais attention! Le recours à un courtier implique aussi des frais supplémentaires que vous devez prendre en compte dans votre budgétisation initiale.

Comparer différentes offres reste la meilleure solution pour optimiser son plan de financement immobilier. Prenez le temps nécessaire pour bien analyser chacune des propositions qui s’offrent à vous et n’hésitez pas à mettre en avant vos atouts.

Anticipez les frais annexes tels que les frais de notaire, d’agence immobilière et de garantie pour éviter les mauvaises surprises

Lorsque vous décidez de souscrire un crédit immobilier pour acheter votre bien immobilier, il existe des frais supplémentaires tels que les frais de notaire ou encore ceux liés à l’agence immobilière qui peuvent vite alourdir la facture.

Le frais de notaire, par exemple, représente environ 7% du prix d’achat du bien immobilier dans le cadre d’une acquisition ancienne. Il sert notamment à financer divers acteurs intervenant dans la transaction : l’État qui perçoit une taxe proportionnelle sur chaque vente immobilière réalisée (appelée droits d’enregistrement), le notaire chargé de formaliser la cession ainsi que différents autres organismes qui interviennent dans le processus comme le cadastre.

Si vous passez par une agence immobilière pour acheter votre bien immobilier, sachez qu’elle prendra aussi une commission dont le montant varie généralement entre 4 et 10 % selon l’entreprise. Les professionnels sont donc tenus aussi de fournir aux acquéreurs un mandat écrit indiquant clairement leur rémunération.

La garantie hypothécaire (ou caution bancaire) peut aussi occasionner des frais non négligeables, puisqu’il faut compter environ 1 % du montant emprunté annuellement pendant toute la durée du prêt. Cette option est souvent exigée par les banques pour se couvrir en cas de défaut de remboursement. Il faut prévoir ce poste dans votre budget global.

Anticiper ces frais annexes vous permettra d’être plus serein et d’optimiser le financement de votre projet immobilier. Pensez à tout évaluer, y compris les coûts imprévus qui peuvent surgir.