Mercenaires et entreprises de sécurité : vers une privatisation de la guerre?

De nos jours, les questions de sécurité sont importantes dans le monde entier. En effet, on peut noter qu’il existe de plus en plus de violence et d’agressions en tout genre au niveau national et international, et cela dans la majorité des pays du monde entier. Ainsi, on assiste de plus en plus à des guerres. Ces conflits ont fait resurgir de ce fait des pratiques d’un autre temps. Il s’agit notamment de l’utilisation de mercenaires. Ceux-ci sont des guerriers armés et entraînés qui monnaient leur savoir-faire au plus offrant. On voit ainsi de plus en plus d’entreprises qui étaient à la base dans le secteur de la sécurité s’adonner à ce type de pratiques.

Le mercenariat : une pratique lointaine mise à jour

Le mercenariat a des origines lointaines. En effet, depuis l’antiquité ce type de guerriers existaient. Ceux-ci monnayaient leurs talents de combattant à ceux qui étaient prêts à leur payer leur dû. Celui-ci est souvent considéré comme le deuxième plus vieux métier du monde. D’ailleurs, le terme mercenaire vient du latin «mercenarius» qui désigne celui qui est payé pour combattre.

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Toutefois, il faut noter que dans le contexte actuel, les choses ont changé. Ce métier a donc dû s’adapter au monde actuel. Si avant, on pouvait ouvertement proposer ce type de service, de nos jours, cela est très mal vu. C’est en ce sens que de nombreuses entreprises de sécurité et gardiennage ont pris le relais. Au-delà de proposer des services de surveillance, celles permettent à qui le désirent de disposer d’hommes prêts à aller combattre moyennant une certaine somme. C’est une pratique qui s’utilise de plus en plus avec la multiplication des conflits à travers le monde.

Vers une légalisation du mercenariat ?

Le mercenariat est mal vu et est considéré dans de nombreux pays comme une activité criminelle. Toutefois, on peut voir de nombreuses entreprises arborant la fonction d’entreprise de sécurité effectuer ce type de service dans les zones de guerre. Cela s’est vu notamment dans le conflit israélo-palestinien ou encore dans toutes les autres zones de conflit dans le monde. Si certaines de ces entreprises ont été condamnées, d’autres gagnent encore des contrats juteux tout en continuant leurs activités.

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De ce fait, il serait judicieux de poser la question : est-ce qu’on ne va pas vers une légalisation de cette activité? De nombreux experts se sont penchés sur cette question et la réponse va majoritairement vers l’affirmative. Toutefois, est-ce une solution réelle pour la paix dans le monde??

L’essor des entreprises de sécurité privée

L’essor des entreprises de sécurité privée ne date pas d’hier. Toutefois, avec l’apparition de nouvelles zones de conflit, ces dernières ont vu leur activité se développer très rapidement ces derniers temps. Le marché est porteur et les profits sont conséquents : il faut compter environ 8000 euros par jour pour la location d’un mercenaire américain dans une zone à risque.

Les entreprises de sécurité privée ont compris que ce secteur était juteux et qu’il y avait un espace à occuper face aux armées classiques. Elles proposent ainsi leurs services pour protéger des convois ou encore des bâtiments stratégiques dans les zones difficiles d’accès. À titre indicatif, on compte aujourd’hui plus de 400 sociétés spécialisées dans le secteur en France.

Bien que certaines entreprises soient reconnues mondialement comme Blackwater (fondée par Erik Prince) qui a notamment participé au conflit irakien mais aussi Xe Services LLC ou encore GardaWorld Security Corporation, elles restent toutefois sous la surveillance étroite du gouvernement américain pour éviter tout dérapage incontrôlé.

Les conséquences de la privatisation de la guerre sur la sécurité internationale

La privatisation de la guerre pose un certain nombre de questions. Tout d’abord, elle implique que des étrangers, non soumis aux mêmes règles et contrôles que les forces armées nationales, soient en mesure d’intervenir dans des conflits internationaux. Cela peut poser des problèmes de coordination avec les forces militaires régulières et entraîner une confusion dangereuse sur le terrain.

La légitimité de ces mercenaires est souvent mise en cause : sont-ils au service d’un État ou d’une entreprise privée ? Quand leur utilisation se fait à grande échelle comme c’est le cas aujourd’hui, cela pose une question fondamentale sur qui détient réellement le pouvoir dans les zones où ils interviennent.

Il faut bien s’interroger sur l’impact à long terme qu’a cette forme indirecte d’intervention militaire. Ne risque-t-on pas de voir ces entreprises se substituer progressivement aux armées classiques ? Et quelles conséquences cela aura-t-il pour notre sécurité collective ?

La privatisation croissante du secteur militaire est donc un phénomène inquiétant qui doit être surveillé avec attention par les gouvernements et les organisations internationales compétentes pour garantir la sécurité mondiale.