Il aurait pu, fort d’un premier prix d’art dramatique au Conservatoire national d’Arras, continuer dans les rôles de jeune premier ; il aurait pu, au sortir de ses formations et premiers engagements (Opéra Ile-de-France...) poursuivre sur la voix du chant classique ; il aurait pu, aussi, se frotter encore un peu plus aux arts plastiques et à la performance...Mais c’est la chanson qui l’a rattrapé. Et c’est tant mieux. Depuis Être ange, premier album autoproduit aux sonorités électro-samples, l’on assiste à une véritable révélation. Chansonges, c’est, en 2007, le délicat répertoire qu’entonne Lou-Ysar, l’ArrageoisDes chansons rêvées, mais éveillées sur le monde ; des flashes d’outre-monde au goût de monts et merveilles. Des chansons-images, jeux de mots et de cache-cache avec la réalité.Des créations peaufinées entre Arras et Paris qui, d’emblée, lui valent quelque reconnaissance : sélection 2007 pour le Grand prix Claude Lemesle, lauréat du concours « Debout les mots », soutenu par la Sacem, pour un texte écrit sur une composition de Jean-Jacques Nyssen.Son univers attachant, ses atmosphères voilées, ses ballades chaloupées ou mélancoliques, Lou-Ysar les partage en trio avec Thomas David à la guitare et aux programmations et avec Patrick Langlade au piano. Trois trajectoires originales qui se croisent pour proposer aujourd’hui un véritable concert-performance (créé en mai à Gare au Théâtre/Vitry-sur-Seine) où nouvelle chanson française rime avec peinture. L’occasion, au Théâtre d’Arras en octobre, d’une résidence d’enregistrement d’un CD/DVD en collaboration avec Ignatus. Rien de tel que de s’offrir cela à la maison. |