Pour son second album intitulé « hors série » Jacky L, a sélectionné 10 titres sur une trentaine de chansons façonnées durant ces quatre dernières années aux fils d’ateliers d’écritures de chansons. , il nous offre chacune de ses nouvelles histoires dans des arrangements tantôt riches et cuivrés avec Sophie Martel aux saxophones, tantôt acoustiques et sobres signés par Éric Capone (La Strada)
Les aquarelles d’Alain Richard et les photos de Jean Luc Sponga illustrent les douze pages du livret qui l’accompagne.
Ce nouvel album est assurément le fruit du désir de rencontres fertiles nous dit on… mais c’est aussi, à n’en pas douter, l’album de la maturité. Auteur – compositeur – interprète, Jacky L ne s’est pas trompé. Son deuxième album vient nous confirmer un talent certain, nous livre une sensibilité à fleur de peau, une fragilité presque… apprivoisée, une profondeur de tous les instants où se mêlent parfois, avec finesse, une légèreté de ton et des sonorités colorées.
On se ballade sur 10 chansons. Et la ballade est aussi instructive sur les contours que peut prendre un être de désir que sur les rêves et les regrets dont il est parfois habité. Il nous invite à partager son regard sur le monde, sur les hommes, sur lui même. Évocation de blessures secrètes, d’interrogations, du sentiment amoureux dans ce qu’il contient de plus subtile.
Comme dans ce que nous offre l’élan poétique, ce qu’on a tendance à retenir ici, c’est surtout ce qui n’est pas dit véritablement, ce qu’on se prend à entendre en se faufilant, bercés par les mélodies, sur les pentes abruptes et tortueuses de l’imaginaire, ce qui met en lumière, ce qui nous échappe autant que ce que l’on devine comme sur le divan… de la diva…
C’est en accueillant cet album, en soi, que dans nos pensées défilent, comme des longs colliers de lettres, ces mots qui deviennent un assemblage de l’être.